Accueil » Rencontre avec la créatrice

« Le vêtement me transporte »

Maud Falcon de Longevialle commence sa carrière dans l’univers cinématographique juste après avoir fini ses études à l’école des Beaux-Arts de Cergy.  Animée par un besoin constant de mettre en scène ses réflexions et ses envies. Elle ne cesse alors de s’interroger sur notre place dans la société et comment l’être humain apparaît. Soucieuse de l’équilibre des formes et de l’esthétisme, elle développe l’originalité de ses modèles dans une démarche artistique. Elle travaille chaque modèle à la manière d’un artiste. Elle dessine, rature, déchire, dessine à nouveau, fait jouer les couleurs, les matières.

Le vêtement lorsqu’il est porté par chacune, raconte un récit. Elle puise son inspiration dans la photo ou encore chez ses amis plasticiens et vidéastes, pour dessiner des imprimés exclusifs, créer des collections uniques.

« Quand j’imagine mes collections, je ne laisse rien au hasard. Un peu à la manière de l’architecte qui construit une maison, je crée un contenant pour révéler un contenu ». « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait V.Hugo.

Les imprimés viennent de multiples canaux, un grand mix and match d’images et de sons. Maud les dessine, les peint à la filée en très peu de temps pour ne pas en oublier un seul ! Ensuite, elle les lie entre eux, pour que chaque modèle soit unique et raconte une histoire. « Il y en a souvent 6 ou 7 qui me conviennent ! Et puis il y en a dont on aurait préféré qu’ils tapissent un mur !  Alors, très vite, on se remet au travail, on recherche, on approfondit. »

La créatrice est entourée d’une équipe de fournisseurs, de façonniers qui la suivent depuis le début. Ils sont en France, en Italie, au Japon. Elle s’efforce de travailler avec des personnes à l’éthique irréprochable, dans le respect des matières et des traditions.

INTERVIEW
Quel est ton parcours ? 

J’ai commencé par étudier la vidéo, l’installation sonore pendant 5 années. A la fin de mes études, j’ai créé un long métrage avec la réalisatrice Fabienne Berthaud et l’actrice Diane Kruger. Ce projet a été une révélation.

Mêler toutes nos envies avec les moyens du bord nous a permis de nous exprimer. Parallèlement, je dessinais des vêtements pour la jolie marque « Oona L’Ourse ». Déjà à l’époque, j’étais très occupée !!! Mener plusieurs projets à la fois, plusieurs disciplines artistiques, m’enrichir, j’adore ça.

Comment est née la marque LEOCA ?

Après avoir vécu 2 ans en Australie où je fabriquais tous les jours des vêtements pour moi et ma fille qui venait de naitre. A mon retour à Paris j’ai tout naturellement lancé une ligne de prêt à porter enfant, avec un jour l’idée de lancer aussi la femme. C’est chose faite aujourd’hui.

Comment t’es venu le nom LEOCA ?

Créer le nom d’une marque qui nous ressemble et nous suivra n’était pas simple. Je savais que je voulais un nom court, et je voulais surtout qu’il fasse sens pour moi, qu’il corresponde à ma démarche à mes valeurs.

Un jour, j’ai posé sur ma nappe de cuisine les valeurs qui me parlent. Et il y avait Liberté, Elégance, Originalité, Contemporain et Art : les 5 premières lettres des 5 premiers mots qui sont sortis soudainement de ma tête.

Dans quel état d’esprit travailles-tu ?

Je le résumerai en trois mots : l’Ethique, l’Equipe et Fun.

L’éthique, parce que les partenaires avec lesquels j’ai choisi de travailler et qui me suivent depuis le début ont une éthique forte qu’il est important de soutenir. Ils travaillent toujours des matières de qualité dans le respect et la tradition.

L’équipe, parce que c’est elle qui stimule ma créativité. Je suis entourée de créatifs, de commerciaux, de communiquants, de fabricants. LEOCA, c’est un peu comme une grande famille. Ce sont les relations humaines et professionnelles qui se développent, la fidélité, la passion, et l’engagement, qui permettent à Leoca d’exister.

De plus, l’arrivée de mon frère Thomas Camille dans l’aventure en tant que CEO en charge du développement et du Marketing, qui a déjà était le dirigeant d’autres marques de prêt à porter, donne une nouvelle impulsion à l’entreprise et me permet d’envisager l’avenir de LEOCA avec une réelle dimension. On est maintenant 2 à décider ensemble.

Le fun parce que nous prenons beaucoup de plaisir à faire tous les jours ce que nous faisons.

Parles-nous de tes créations.

Ça commence comme par l’excitation des couleurs et des volumes. Je pars à la recherche des tissus, boutons, rubans, comme si je faisais mon marché, j’en rêve la nuit pendant des mois… D’ailleurs toutes ces nuits blanches font partie du processus de création. C’est un moment de calme à l’extérieur et de bouillonnement à l’intérieur ! Les couleurs me sautent aux yeux, les détails viennent s’incruster et les qualités s’exprimer. Une fois que la collection est créée, c’est l’heure de la remise en question où je me dis qu’il reste encore du chemin à parcourir pour trouver le bon équilibre entre ce que j’imaginais et ce qui est réellement fabriqué.

Quels sont les projets pour la marque ?

Un lieu : LEOCA comme une maison, que nous ouvrons fin septembre au 48 rue Saint Placide, la première boutique, l’atelier et les bureaux pour garder notre énergie d’équipe et partager tout ça avec vous tous.

Et tes inspirations, d’où viennent-elles ?

Les inspirations viennent de partout :  un mouvement, une forme, un objet, un son, un parfum… J’ai souvent l’impression d’être dans un film, de regarder la vie qui passe comme si j’étais derrière un écran de cinéma. Je scrute les moindres détails, capte des instants de réalité. Je fais instantanément la relation avec ce que je peux créer.

Les différentes époques, parfois lointaines, mélangées à ce que je vis au quotidien m’aident aussi à créer des collections qui prennent un sens aujourd’hui. Enfin, l’art en général est une source d’idées et des réalisateurs comme Godard ou le metteur en scène Castellucci me transportent ailleurs.

Le mot de la fin …

Il n’y en a pas ! car tout commence…

Ce serait plutôt « Keep going »*. Ce sont des mots que je me répète souvent parce que cela ne s’arrête jamais.

Enfin, si je me projette je pense que Leoca peut être demain protéiforme, et pas seulement des vêtements. Il y a énormément d’excitation et je pense que le plus fort reste à venir.

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